Face à l’urgence de sensibiliser les enfants à une meilleure alimentation, une proposition de loi a été adoptée le 16 février. Pour atteindre le public, Bleu-Blanc-Cœur mobilise ses équipes avec un atelier au Salon de l’agriculture. Reportage.
Les enfants accroupis plongent leurs mains dans les graines de lin, lupin et féverole. Ils sont fascinés par ces nouvelles textures qui filent entre leurs doigts. Certains tentent même de les manger. Derrière eux, les parents les observent avec enthousiasme. Ce samedi 28 février, au Salon de l’agriculture, ils étaient nombreux, petits et grands, à se presser autour d’un stand pour participer au parcours immersif proposé par Bleu-Blanc-Cœur. « C’est tout doux ! » lance Léo, 10 ans.
Pour Bleu-Blanc-Coeur, l’éducation alimentaire est une priorité. Elle a travaillé sur la proposition de loi d’expérimentation présentée par la députée Olivia Grégoire (EPR) pour l’instauration d’un enseignement d’éducation à l’alimentation obligatoire à l’école.




Ce qui se cache derrière l’assiette
Pendant l’atelier, des graines de lin, un cahier de vacances sur les enjeux du « bien manger » et une fiche repas complète hebdomadaire sont donnés aux familles. « Ça va vraiment m’aider à organiser ma semaine », se réjouit Romain, père de trois enfants. « Toutes les propositions sont validées par des médecins et des diététiciens. Avec ce parcours familial, on donne des clefs de lecture sur ce qu’il y a derrière l’assiette. On veut amener à une prise de conscience sur le fait que bien manger, c’est bien grandir », affirme Victoire Ayrault, responsable de la Communauté associative du bien manger et bien produire de Bleu-Blanc-Coeur.
Juste en face, un groupe s’attroupe autour de la Roue des mangeurs. « Qui mange quoi ? » C’est la question à laquelle doit répondre Eva, 8 ans, en tournant un immense disque où figurent des photos de vache, de lapin, de mouton ou encore de poule. Très concentrée, elle place l’étiquette du cochon sur la nourriture qui lui correspond. Les petits participants écoutent avec attention les explications de Stéphanie Villeneuve, diététicienne et vice-présidente de la Communauté associative, « Ce jeu, c’est pour faire le lien entre la santé de la Terre, des animaux et des hommes. En développant vos sens, on vous montre l’intérêt de la qualité et de la diversification des aliments. »
Assane, 6 ans, annonce d’ailleurs fièrement, « J’ai compris ce que mangent les animaux ! » Pour certains parents c’est la révélation, ils envisagent de changer leur alimentation. C’est le cas de Nicole, mère d’un petit garçon : « Je n’étais pas vraiment au courant de l’alimentation des animaux, j’apprends avec mon fils et ça m’éclaire sur ce que l’on mange. Je ferai plus attention en faisant mes courses. »




Lutter contre l’obésité
Pauline Jagoudet, référente nutrition et santé humaine à Bleu-Blanc-Cœur rappelle que « bien manger est à la fois un plaisir, un apprentissage et un véritable levier de santé publique ». Un enjeu d’autant plus majeur qu’aujourd’hui, selon l’Unicef, 16,7 % des 5‑19 ans sont en surpoids, dont 4 % en situation d’obésité. Agir tôt fait toute la différence, et la qualité comme l’accessibilité des aliments restent essentielles. C’est pourquoi Bleu‑Blanc‑Cœur œuvre pour développer l’accès à des produits de haute qualité nutritionnelle, tracés et 100 % français. Car bien manger ne devrait jamais dépendre des moyens de chacun : la santé nutritionnelle doit être une réalité pour toutes les familles.
Article écrit par Agathe G., étudiante en journalisme


