La loi DUPLOMB a une portée limitée, mais des conséquences symboliques fortes.
Elle est composée de 8 articles d’une portée technique restreinte qui ne concernera qu’une infime minorité d’exploitations agricoles et qui sera compliquée administrativement à mettre en œuvre.
- Elle touche principalement deux filières végétales (betteraves et noisettes) via la réintroduction dérogatoire des néonicotinoïdes (NNI).
- Elle concerne quelques élevages industriels de volailles et de porcs, uniquement s’ils souhaitent accroître leur taille et modifier leur statut ICPE (Installations Classées pour la Protection de l’Environnement).
- Elle ouvre une porte à certains projets d’irrigation (bassines), mais uniquement à travers la levée de certaines directives « Habitats », sans remettre en cause les procédures environnementales globales.
- Elle vise à harmoniser les pratiques des agriculteurs français avec celles de leurs homologues européens
Cette loi suscite l’incompréhension d’un grand nombre de consommateurs. La pétition, qui a dépassé les 2 millions de signatures, en est l’expression tangible : elle manifeste un besoin de transparence, de respect du vivant, de clarté sur l’orientation de notre agriculture.
Les Français ont tous un avis sur l’agriculture et l’alimentation ; et c’est une bonne chose. On signe des pétitions avec conviction, sans toujours avoir une alimentation cohérente avec les idéaux que l’on défend. Cela ne diminue pas la légitimité des attentes citoyennes, mais souligne le besoin d’un dialogue mieux informé, plus ancré dans le réel. Ce grand écart entre conviction affichée et comportement quotidien mérite d’être questionné. Peut-être est-il enfin temps de remettre l’agriculteur — le vrai, celui qui nourrit — au cœur du débat, plutôt que de continuer à faire de l’alimentation un sujet de consommation d’opinion.
C’est aussi là que Bleu-Blanc-Cœur peut jouer un rôle : en reconnectant les citoyens avec ceux qui les nourrissent, en apportant des repères clairs, fondés sur la science, l’expérience du terrain et une vision commune du bien manger et du bien produire. Il ne faut pas opposer, il faut reconnecter… c’est la raison d’être du collectif Bleu-Blanc-Cœur où paysans, scientifiques, médecins, transformateurs se parlent… et s’écoutent. Un dialogue fécond au service des vrais enjeux : La santé des sols, des hommes et de la planète !
Chez Bleu-Blanc-Cœur, nous pensons qu’il ne faut ni nier les difficultés actuelles du monde agricole, ni rejeter les attentes des citoyens. Nous devons sortir des oppositions binaires et proposer une voie de réconciliation.
Il est urgent de poser les bases d’un nouveau contrat de confiance autour de l’alimentation.
Nous devons :
- Valoriser les initiatives vertueuses de terrain, portées par des agriculteurs engagés et responsables.
- Appeler à des politiques publiques lisibles et ambitieuses, qui assurent durabilité et reconnaissance.
- Construire des filières alimentaires robustes, locales et de qualité, répondant aux attentes des Français.
Chez Bleu-Blanc-Cœur, nous portons une conviction : l’avenir de l’agriculture française se construit avec les agriculteurs, les consommateurs et l’ensemble des acteurs engagés dans une transition alimentaire durable.
Nous appelons à un débat exigeant, apaisé et constructif, et nous réaffirmons notre engagement à porter des solutions collectives, au service du bien commun, de la santé de tous, et de notre planète.


